Une société voyeuriste

| Cité 09/09/2011 | 17:30
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Les caméras de surveillance, Google Street View, les appareils photos des téléphones portables, mais également les paparazzis n’ont de cesse de capturer des images d’individus sans que ceux-ci n’aient jamais donné leur autorisation. Certaines de ces images sont relayées sur Facebook, Twitter, YouTube et/ou dans des émissions de téléréalité e.a.
Cela soulève des questions sur les droits de l’individu, la sécurité, mais aussi sur notre société : quel impact cela a-t-il sur notre société d’être surveillé ou de voir son intimité volée ? Sommes-nous des voyeurs et des exhibitionnistes? Et comment les artistes s’inspirent-ils de cet aspect de la société ?
L’omniprésence des caméras est traditionnellement associée à un contrôle policier voire à un État totalitaire comme c’est le cas dans “1984” de George Orwell. Mais dans un monde comme le nôtre, où le pouvoir se trouve de plus en plus fréquemment dans les mains de sociétés privées, où se situe la pertinence d’un tel contrôle ? Après tout, Google ou Facebook ne sont pas des États, pas plus que ne le sont les journaux publiant des photos des paparazzi.
Glissons-nous vers une “dictature d’entreprise” où les multinationales privées remplacent Big Brother ? Ou cette évolution va-t-elle nous conduire à une citoyenneté plus active où n’importe qui peut jouer un rôle dans la diffusion de l’information?

Durant cette table ronde, toutes ces questions ainsi que leurs implications seront discutées entre photographes, chercheurs, responsables de magazines et de sites internet et étudiants venant de différents États membres de l’Union européenne.

Entrée libre.

En français, anglais et allemand avec interprétation simultanée.

Organisé par l’Institut Pierre Werner et la Galerie Clairefontaine avec le soutien du Cercle Cité.

A l’issue de la table ronde sera offert un vin d’honneur.

Le programme complet de Photomeetings sur www.photomeetings.lu.


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  • Entrée gratuite